Après Descartes et Lyautey, l’école Louis Massignon de Val d’Anfa fermée pour une semaine

L’école primaire du groupe Louis Massignon de Val d’Anfa est frappée d’une fermeture d’une semaine. La faute à la détection de cas positifs au coronavirus, aussi bien parmi les élèves que le corps enseignant.

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Retour en distanciel. Crédit: Jose Jordan / AFP

La fermeture est effective depuis le 8 avril à 16 heures. Pendant une semaine, l’école primaire de Val d’Anfa, faisant partie du réseau des établissements Louis Massignon, devra fermer son portail après la détection de cas positifs de coronavirus parmi les élèves et les parents. La décision est à l’initiative du groupe lui-même.

“Depuis le début de la semaine, nous avons constaté à l’école Val d’Anfa à Casablanca, l’apparition de plusieurs cas d’élèves positifs à la Covid-19 ainsi que deux personnels enseignants positifs dans différentes classes”, écrit le groupe dans un communiqué diffusé sur sa page Facebook. Un mail d’information a ensuite été envoyé aux parents d’élèves pour les informer de la situation.

La confirmation de ces cas a poussé le groupe scolaire à appliquer un protocole sanitaire contenu dans une circulaire du ministère de la Santé. Ce dernier indique que lorsque des cas sont détectés dans trois classes ou plus pendant une semaine, l’établissement doit fermer ses portes pour une durée de 7 jours avant d’être désinfecté totalement. Une règle à laquelle s’est finalement pliée l’école Val d’Anfa à Casablanca.

Lorsque des cas sont détectés dans trois classes ou plus pendant une semaine, l’établissement doit fermer ses portes pour une durée de 7 jours avant d’être désinfecté totalement

Entre ce vendredi 9 avril et les vacances de printemps du 19 avril, les cours seront assurés à distance. “Plus que jamais, toute situation liée à la Covid-19 au sein de la sphère familiale doit être signalée à l’établissement et les gestes barrières respectés”, insiste le groupe scolaire français. Pour autant, le flou persiste quant au nombre exact de cas détectés parmi les élèves, leur gravité et le suivi qui est assuré par la cellule Covid de l’établissement.

À l’heure où nous mettons cet article en ligne, aucun des établissements du groupe n’est joignable pour apporter plus de précisions. Au sein de l’Association des parents d’élèves de l’enseignement français à l’étranger (APEEF), une source résume le sentiment au sein des parents. “Nous sommes déçus dans l’absolu, surtout après leurs actions pour le retour en 100 % présentiel. Mais la réalité de l’évolution de la pandémie ne laisse pas d’autre choix que d’accepter la décision pour la santé de tous”, nous confie cette source.

Avant la fermeture temporaire de l’école Val d’Anfa de Casablanca, ces dernières semaines ont été marquées par une série de fermetures d’établissements relavant de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). Le 1er avril, le lycée Lyautey a été contraint à une fermeture de 15 jours pour non-respect du protocole sanitaire. Le temps d’une récréation, le lycée avait organisé une activité pédagogique pendant laquelle les participants n’avaient pas respecté les mesures barrières ni le port du masque.

Auparavant, c’est le lycée Descartes à Rabat qui a fait les frais de la même mesure pour une durée indéterminée. La fermeture est intervenue le 27 mars après la détection de 10 cas positifs et plus de 400 cas contacts via des tests PCR des autorités sanitaires dans quatre classes. C’est la quatrième fermeture du lycée français de la capitale depuis la rentrée de septembre.

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