Enseignants contractuels : la reprise contrariée d’un mouvement de colère

Les enseignants contractuels ne désarment pas. Après une courte accalmie, ces instituteurs et professeurs sous contrat des Académies régionales de l’éducation et de la formation (AREF) ont repris leur vaste mouvement de grève nationale pour réclamer leur intégration à la fonction publique.

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Le 17 mars, la police a dispersé des dizaines de membres du mouvement, qui se dirigeaient vers le ministère de l’Éducation nationale, “en violation totale de notre droit de manifester et de notre liberté d’expression”, dénonce l’un des participants. Crédit: Rachid Tniouni / TelQuel

Ce devait être le début d’un mouvement de grève nationale pendant deux jours, à travers douze régions du royaume. Mardi 16 mars et mercredi 17 mars, la coordination des enseignants contractuels a décidé de relancer son mouvement de protestation, après le succès de ses manifestations monstres d’avril 2019 et celles, moins impressionnantes, du début d’année 2020. Mais la reprise du mouvement s’est heurtée à la brutalité des forces de l’ordre.

Humiliations

“Le traitement dont nous avons fait l’objet de la part des forces de l’ordre a été très humiliant. Certains d’entre nous ont été battus, traînés au sol et même arrêtés”

Ce mardi, mes camarades et moi sommes arrivés pour manifester pacifiquement à Rabat près du parlement. Mais le traitement dont nous avons fait l’objet de la part des forces de l’ordre a été très humiliant. Certains d’entre…

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