Comment l’article 490 protège les violeurs, accable les victimes

La question de la dépénalisation des relations sexuelles hors mariage est de nouveau sur la table suite à l’affaire de vengeance pornographique de Tétouan. En effet, l’application de l’article 490 du Code pénal ne garantit aux femmes aucune protection lorsqu’elles sont victimes de violences sexuelles. Un vrai labyrinthe juridique.

Par et

TELQUEL

J’ai été victime d’un viol de la part d’un homme que j’avais invité chez moi”, témoigne Amina, 35 ans, sur la page officielle du collectif Hors la Loi, qui a lancé des appels à témoignages depuis sa création en septembre 2019. “J’avais peur d’attirer l’attention des voisins, car je savais qu’on ne me considérerait pas comme victime, mais comme coupable, parce que j’ai invité cet homme chez moi, et qu’il y a eu un rapport sexuel entre deux personnes majeures”, poursuit la jeune femme. Comme 15.192 personnes en 2019, selon le rapport annuel du Ministère public, Amina aurait pu risquer une poursuite pour relations sexuelles hors mariage, en vertu de l’article 490 du Code pénal, si elle n’avait pas réussi à prouver qu’elle avait effectivement été victime d’un viol. Selon la…

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