Une détention préventive instrumentalisée ?

Soulaimane Raissouni, Omar Radi, Maâti Monjib… ces journalistes et militants des droits de l’homme font partie des milliers de Marocains qui ont été ou sont en détention préventive. Des voix s’élèvent pour dénoncer une pratique qu’elles jugent instrumentalisée pour faire taire des voix critiques. Les autorités, elles, insistent sur le “respect des procédures judiciaires”.

Par

Le journaliste Soulaimane Raissouni (au centre) a attendu 8 mois en détention préventive avant de connaître la date de son procès. Crédit: TNIOUNI/TELQUEL

Soulaimane Raissouni connaît enfin la date de l’ouverture de son procès, fixée au 9 février 2021. Une date que le rédacteur en chef du quotidien Akhbar Al Yaoum, 48 ans, attendait depuis plus de huit mois, enfermé dans la prison locale Ain Sebaâ 1. Le 22 mai 2020 à Casablanca, le journaliste est interpellé devant son domicile, avant d’être présenté le dimanche suivant devant le procureur général de Casablanca. Déféré devant le juge d’instruction de la Cour d’appel de la métropole, Soulaimane Raissouni est placé en détention préventive pour “les besoins d’une enquête sur des faits présumés d’attentat à la pudeur avec violence et séquestration”.

à lire aussi

Comme lui, le journaliste et activiste Omar Radi est en détention préventive depuis le 29 juillet en vue de “poursuivre…

article suivant

Le mois de ramadan débutera le mercredi 14 avril