Femmes de jihadistes : de la soumission à l’engagement

Aux yeux des autorités compétentes, nombreuses ont été les Marocaines à avoir rallié les camps de l’État islamique par suivisme. Ce qui n’écarte pas des engagements plus personnels.

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Une femme dans le camp de Al-Hol, en Syrie. Crédit: Delil SOULEIMAN / AFP

Pas dangereuses, les femmes? “Elles le sont tout autant que les hommes”, tranche Farhana Qazi, instructrice dans l’armée américaine et spécialiste de l’implication des femmes jihadistes, dans une interview au Journal du dimanche en décembre 2019.

“Leur discours et leurs expériences sont complètement occultés. Les femmes parties sont également capables de violence”

Adiba Naoua
C’est que, jusqu’à très récemment, les femmes ayant rejoint les rangs de l’État islamique étaient jugées selon un biais de genre. Un degré d’engagement sous-estimé tant “leur discours et leurs expériences sont complètement occultés, relève Adiba Naoua, qui prépare une thèse sur le jihad féminin à l’Université Hassan II de Casablanca. Les femmes parties sont également capables de violence”. Une chose, selon elle, que l’on a “beaucoup tendance à leur nier selon des grilles d’analyse trop souvent stéréotypées et complètement inadaptées”.

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