Pour Mustapha Ramid, la gestion gouvernementale des libertés durant la crise sanitaire est “acceptable dans l’ensemble”

Le ministre chargé des Droits de l’Homme a défendu la gestion des libertés par l’exécutif durant la crise sanitaire lundi 2 novembre lors d’une séance de questions orales au Parlement.

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Mustapha Ramid au Parlement. Crédit: Tniouni/ TelQuel

Quel regard porte Mustapha Ramid, ministre chargé des Droits de l’Homme, sur la protection des libertés durant la crise sanitaire ? Devant les élus de la nation, le cador du PJD a estimé que la gestion des libertés était “acceptable dans l’ensemble” et n’avait “fait l’objet d’aucune critique substantielle, contrairement à ce qui est véhiculé”.

Mustapha Ramid avance ainsi que le nombre des personnes poursuivies, en majorité en état de liberté provisoire, pour violation des dispositions du Code pénal et de l’état d’urgence sanitaire, jusqu’au 27 octobre dernier, est de 162.444. Si 126.270 individus sont poursuivis en état de liberté provisoire, seuls 799 ont été placés en détention pour violation de l’état d’urgence sanitaire.

En réponse à une question orale autour du rôle de son département face à la pandémie du coronavirus posée par les groupes de la majorité à la Chambre des représentants, Mustapha Ramid a affirmé que le royaume avait “déployé davantage d’efforts et mobilisé les compétences en vue de protéger le droit à la vie et à la santé, estimant que cela a entraîné des problématiques socio-économiques graves”.

Selon le ministre chargé des Droits de l’Homme, l’État a le droit de restreindre, dans la limite du nécessaire, certaines libertés et certains droits en vue de protéger le droit à la vie. Et d’ajouter que les autorités marocaines ont veillé à la protection de ce droit fondamental à travers les mesures législatives et proactives qui ont été entreprises.

“Si le royaume a choisi, à l’instar des autres pays dans le monde entier, au moment de la pandémie, de protéger la vie et la santé des citoyens, en tant que priorité, ceci a entraîné de lourdes répercussions socio-économiques, ce qui a poussé le gouvernement à se remettre en question et à entreprendre des mesures à même de faire face aux impacts liés au coronavirus, sur les plans sanitaire et socio-économique”, a-t-il déclaré.

Il a, à cet effet, estimé qu’en dépit des efforts consentis dans les domaines sanitaire, économique et social, des défis et des dysfonctionnements ont été constatés, auxquels il faut remédier.

(avec MAP)

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