Zakaria Boualem, le terrorisme, le boycott et la fin du monde

Par Réda Allali

De temps en temps, il est bon d’oublier ce virus qui nous pourrit la vie pour retrouver nos anciennes polémiques. On a ainsi l’impression de vivre comme avant, et c’est bien tout ce qu’on demande aujourd’hui, en fin de compte. Zakaria Boualem a donc suivi avec le plus grand intérêt les gesticulations françaises de la semaine, elles ont occupé une bonne partie de son temps. Pour commencer, rappelons le début du film, dans le cas où vous seriez tellement confinés que vous avez coupé Internet de peur qu’on vous annonce que le Covid transite par les routeurs. Un crétin sanguinaire décide de sauver l’islam, il décapite donc un professeur. Ce spectaculaire illuminé — un Tchétchène — déclenche aussitôt un tsunami chez les Français, qui ouvrent toutes les vannes de l’indignation. On ne parle plus de terrorisme, ni d’extrémisme, on parle des musulmans, et plus précisément de ceux qu’ils appellent les Arabes, c’est-à-dire nous. On s’étonne que leur nourriture soit encore vendue dans les supermarchés, on parle de contrôler…

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