Lutte anticorruption, et si on avait tout faux ?

Un des plus grands spécialistes de la lutte anticorruption, Mushtaq Khan, remet en cause la stratégie classique dans ce domaine. Adoptée par le Maroc depuis 2016, cette stratégie a donné, jusqu’ici, de maigres résultats. Faut-il tout revoir ? Parole aux porteurs de cette stratégie, qui commentent les recettes iconoclastes de Khan.

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TELQUEL

Invité par la CSMD pour exposer ses idées sur la lutte anticorruption, le Pr Mushtaq Khan a tenu un discours critique envers l’approche traditionnelle dominante dans les instances internationales. Cette méthode se base sur cinq piliers principaux centrés autour de la construction de l’État de droit: la bonne gouvernance, la prévention, la répression, la communication et la formation.

Le coût de la corruption: 5% du PIB 50 milliards de dirhams

Musthtaq Khan remet en question cette doxa adoptée par le Maroc en 2016 lors du lancement de sa stratégie anticorruption. Quatre ans plus tard, les résultats ne sont pas au rendez-vous et le mal est toujours prégnant. Alors, faut-il tout remettre à plat?

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