Fatima Daas : “Dans l’édition, tout est fait de sorte que l’on crache sur nos familles, nos religions et nos pays d’origine”

Sans concession, Fatima Daas revient, dans cet entretien, sur son premier roman (‘La petite dernière’, éditions Noir sur blanc) qui fait couler beaucoup d’encre en France ces dernières semaines. Et pour cause ! La protagoniste est lesbienne et musulmane. Contradiction ? “Oui, et alors ?” Interview.

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Pour Fatima Daas, “ce livre n'est ni un manifeste, ni un essai, parce que je suis avant tout romancière”. Crédit: AFP

La Petite Dernière est empreint d’une réelle culpabilité dont le personnage ne réussit jamais à se défaire. Pour Fatima Daas, l’homosexualité ne cesse d’être un péché. Attend-elle une rédemption pour être heureuse ?

Je ne crois pas qu’il y ait de solution qui s’offre à elle pour être heureuse. Même lorsqu’elle va voir les imams, ou qu’elle essaie d’en parler avec sa mère, il n’y a pas de solution. Elle est musulmane pratiquante, lesbienne, et ne cherche pas à être sauvée. Elle n’a pas besoin de la validation d’un imam qui viendrait lui dire que l’homosexualité est halal. La religion dit ce qu’elle dit, et elle ne cherche pas à la rénover. Le roman raconte l’histoire d’un tiraillement. Fatima Daas a besoin de faire des rencontres, accepter de se tromper, souffrir, mentir, jouer un rôle, être confrontée à…

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