Ahmed Rhassane El Adib : “Les gens ne veulent pas se faire diagnostiquer pour ne pas finir dans les hôpitaux de campagne”

Après une gestion “exemplaire” de la première phase épidémiologique du Covid-19, la situation sanitaire actuelle du pays est devenue inquiétante. Le professeur Ahmed Rhassane El Adib, chef de service d’anesthésie-réanimation 
à l’Hôpital mère et enfant de Marrakech, décortique les raisons de ce basculement et expose les piliers d’une stratégie à même de réduire l’impact du nouveau virus. Interview.

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“La diminution du taux de létalité est liée à plusieurs mécanismes, le premier est l’augmentation du nombre de tests”, explique le professeur El Adib. Crédit: MAP

Lors de la première phase épidémiologique, le Maroc comptait peu de cas graves et de décès. Est-ce le résultat d’une parfaite stratégie de prise en charge ou du faible nombre de tests de dépistage?

Ahmed Rhassane El AdibCrédit: DR
Quand on analyse les différentes populations qu’on a eues, pour les premiers 2500 cas, le taux de létalité était de 7%. Cela s’explique par le nombre réduit de tests qu’on effectuait dans seulement trois laboratoires. Avec les 2500 cas suivants, on est arrivés à un taux de létalité de 5%, qui a baissé à 2% pour les 2500 cas suivants. En plus, ce taux a eu une tendance baissière durant le mois de juin…

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