Abdou Filali-Ansary : "Les responsables se sentent acculés à "faire quelque chose", de façon à se préparer au jour où ils doivent être questionnés sur leurs actes"

Par Abdou Filali-ansary

Le philosophe
 Abdou Filali-Ansary analyse la crise sanitaire actuelle à l’aune 
 de pandémies antérieures.

À la question: peut-on imaginer l’état du monde après la pandémie?, l’historien Niall Ferguson* a réagi immédiatement en disant qu’il fallait remplacer le terme après par le terme avec. Selon lui, les vaccins qu’on prépare fiévreusement en ce moment ne sauraient apporter une solution globale aussi rapidement qu’on le souhaite. Il souligne que la pandémie appartient à la catégorie des catastrophes naturelles comme les tremblements de terre ou les ouragans, qui se produisent régulièrement, dont la gravité est très variable et avec lesquels l’humanité a appris à vivre (autant, d’ailleurs, que des catastrophes produites par l’homme lui-même, comme les guerres). Le terme de comparaison le plus approprié lui paraît être celui de la pandémie de grippe qui s’est produite en 1957-1958, à laquelle les dirigeants de l’époque avaient réagi comme d’autres l’avaient fait jusqu’alors, laissant les choses prendre leur cours normal. Il remarque que, si les dirigeants de cette époque venaient à voir ce qui se passe aujourd’hui, ils se demanderaient plutôt comment se fait-il que…

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