Hassan Benaddi: “Il faut des ruptures dans la gouvernance”

Par Hassan Benaddi

Le philosophe et ex-secrétaire général du PAM Hassan Benaddi appelle à un changement de gouvernance pour faire face à la crise sanitaire. Et interroge notre rapport à la mort dans ce contexte.

Nous avons une connaissance assez précise de ce qui s’est passé au Maroc. La première chose qui ressort de ces études, c’est l’extraordinaire capacité de résilience de la société marocaine. Pour l’historien Germain Ayache, c’est notamment grâce à un certain nombre d’acquis socio-politiques, dont l’existence d’un État central depuis le 12e siècle, le Makhzen.

Hassan BenaddiCrédit: Rachid Tniouni / TelQuel
Comme par hasard, ce nom veut dire “magasin”, et si on jette un regard sur le règne des monarques alaouites, Moulay Ismaïl par exemple, on voit qu’il avait le souci d’emmagasiner de quoi nourrir toute la population pour une année. Comme on dit, “gouverner, c’est prévoir” ; c’était inscrit dans la réalité anthropologique de ce pays. C’est important à savoir parce que nous traversons aujourd’hui une crise, et en tant que société, d’entité collective, nous sommes rompus à cela. Il faut d’abord…
Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés