Face à la menace turque, Macron renforce la présence militaire française en Méditerranée orientale

Le président français Emmanuel Macron a appelé le 12 août la Grèce et la Turquie à se concerter davantage pour apaiser les tensions en Méditerranée orientale, où il a annoncé un renforcement de la présence militaire française.

Par

Recherche sismique turque en mer Méditerranée, le 10 août. Crédit: TURKISH DEFENCE MINISTRY / AFP

Au cours d’un entretien téléphonique avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, le chef de l’État français a de nouveau fait part de “sa préoccupation au sujet des tensions provoquées par les décisions unilatérales de la Turquie en matière d’exploration pétrolière, qui doivent cesser pour permettre un dialogue apaisé entre pays voisins et alliés au sein de l’OTAN”, indique la présidence française dans un communiqué de l’Élysée.

à lire aussi

Rappelant “l’importance de régler les différends actuels par le dialogue”, il a souligné “la nécessité d’une plus grande concertation entre la Grèce et la Turquie” et a salué à cet égard l’initiative de médiation engagée par l’Allemagne”.

Tensions autour de gisements gaziers

Afin de mieux apprécier la situation dans cette région de la Méditerranée et marquer sa volonté de faire respecter le droit international, le président a décidé de renforcer temporairement la présence militaire française en Méditerranée orientale dans les prochains jours, en coopération avec les partenaires européens, dont la Grèce”, conclut le communiqué.

Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce ne chercherait pas à aggraver la tension, tout en prévenant qu’“aucune provocation ne resterait sans réponse”

L’Élysée n’était pas en mesure de donner, dans l’immédiat, des détails sur ce renforcement de la présence française. La découverte ces dernières années de vastes gisements gaziers en Méditerranée orientale a aiguisé l’appétit des pays riverains et renforcé les tensions entre la Turquie et la Grèce, pays voisins et alliés au sein de l’OTAN, aux relations régulièrement ponctuées de crises.

La situation s’est détériorée lundi après le déploiement par Ankara d’un navire de recherche sismique, escorté par des bâtiments militaires, dans le sud-est de la mer Égée, une zone de la Méditerranée disputée et riche en gisements gaziers. La marine grecque est également présente dans la zone pour “surveiller” les activités turques, selon Athènes.

Kyriakos Mitsotakis a assuré mercredi que la Grèce ne chercherait pas à aggraver la tension, tout en prévenant qu’“aucune provocation ne resterait sans réponse”.

article suivant

L’Istiqlal traque les conflits d’intérêt avec une proposition de loi