Conseil de la concurrence : un communiqué royal et beaucoup de questions

Mohammed VI a nommé une commission ad hoc devant statuer 
sur le processus de décision du Conseil de la concurrence sur d’éventuelles ententes entre les sociétés pétrolières. Un acte qui 
fait suite aux critiques de membres de l’instance visant leur président, Driss Guerraoui. Tentatives de réponse sur l’essence du problème.

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Mohammed Vi recevant driss Guerraoui, qu’il vient de nommer à la tête du Conseil de la concurrence, en novembre 2018. Moins de deux ans plus tard, c’est en tant que “garant” des institutions que le souverain s’est impliqué dans le dossier des hydrocarbures. Crédit: MAP

Ouvert par une enquête de TelQuel en 2017, le dossier du marché marocain des hydrocarbures n’est pas près d’être clos. Alors que le Conseil de la concurrence s’apprêtait à infliger une amende record aux acteurs du secteur pour non-respect des règles concurrentielles, un communiqué du cabinet royal est venu rebattre les cartes, suite à une remise en cause du processus de décision du président du Conseil, Driss Guerraoui, par d’autres membres du même Conseil. Le 28 juillet, le Palais a en effet annoncé la nomination d’une “commission ad hoc chargée de mener les investigations nécessaires à la clarification de la situation”. Loin de trancher sur une éventuelle entente entre les distributeurs de carburants, ce communiqué, très commenté, suscite en fait encore plus d’interrogations, et confirme, s’il le…

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