Abdellah Taïa : “Il suffit de vivre au Maroc pour tout comprendre du libertinage”

Amour, liberté et transgression sont ses mots d’ordre. Abdellah Taïa se veut effronté et raconte la vie telle qu’il l’a vécue, à travers des œuvres où se heurtent un passé douloureux, une fiction pas si fictive que ça, et des personnages qui “prennent en otage le texte littéraire”.

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Abdellah Taïa Crédit: Abderrahim Annag

Vous venez d’annoncer la traduction de La Vie Lente en norvégien. Un premier essai, intitulé Abdellah Taïa, la mélancolie et le cri par le critique littéraire Jean-Pierre Boulé vient tout juste de vous être consacré. Pensez-vous avoir atteint la notoriété d’auteur international?

Paru en 2019, ce roman parle de la France après les attentats de 2015.
Je me dis que c’est surtout un miracle d’arriver à atteindre une telle audience, avec la vision aussi complexe, presque noire et pessimiste que j’ai de la vie. La Vie Lente a effectivement été traduit en plusieurs langues, pas seulement en norvégien mais aussi en anglais, en espagnol, en italien, en suédois… Je suis toujours surpris de voir que mes livres soient autant traduits, parce…

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