Abdellah Taïa : “Il suffit de vivre au Maroc pour tout comprendre du libertinage”

Amour, liberté et transgression sont ses mots d’ordre. Abdellah Taïa se veut effronté et raconte la vie telle qu’il l’a vécue, à travers des œuvres où se heurtent un passé douloureux, une fiction pas si fictive que ça, et des personnages qui “prennent en otage le texte littéraire”.

Par

En 2006, Abdellah Taïa faisait la Une de TelQuel. Un dossier intitulé “Homosexuel, envers et contre tous”. Crédit: Abderrahim Annag

Vous venez d’annoncer la traduction de La Vie Lente en norvégien. Un premier essai, intitulé Abdellah Taïa, la mélancolie et le cri par le critique littéraire Jean-Pierre Boulé vient tout juste de vous être consacré. Pensez-vous avoir atteint la notoriété d’auteur international?

Paru en 2019, ce roman parle de la France après les attentats de 2015.
Je me dis que c’est surtout un miracle d’arriver à atteindre une telle audience, avec la vision aussi complexe, presque noire et pessimiste que j’ai de la vie. La Vie Lente a effectivement été traduit en plusieurs langues, pas seulement en norvégien mais aussi en anglais, en espagnol, en italien, en suédois… Je suis toujours surpris de voir que mes livres soient autant traduits, parce…
Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés