Libraires : métier en transformation

La pandémie du Covid-19 a porté un coup dur à une profession déjà très fragile, mais les principales librairies ont tâché 
non seulement de survivre, mais de se réinventer.

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Les libraires s’inquiètent, entre autres, des investissements nécessaires à la réouverture : près de 5000 dirhams pour s’équiper en distributeurs de gel hydroalcoolique, masques, gants, thermomètre, tapis et autres marqueurs au sol. Crédit: Fred TANNEAU / AFP

On n’est pas restés les bras croisés”, martèle Hassan Kamoun, directeur de la Librairie de Paris, à El Jadida, et président de la jeune Association des libraires indépendants du Maroc (ALIM). “Nécessité fait loi”, ajoute Souad Balafrej, de l’historique Kalila wa Dimna à Rabat. Depuis mi-mars, entre l’état d’urgence sanitaire, le confinement et les incertitudes liées autant à la pandémie qu’à l’avenir, les librairies ont connu une forte période de tourmente. Certaines ont fermé. D’autres sont restées ouvertes, mais avec un système de retrait de livres précommandés et des horaires aménagés. La plupart ont proposé un service de livraison à domicile. Pour toutes, le chiffre d’affaire s’est écroulé. Mars, avec le Salon international de l’édition et du livre de Casablanca ou les programmes de rencontres-signatures, n’a pas été le pire mois, même si des baisses par rapport à l’exercice de l’année précédente ont été enregistrées. Mais “en avril, c’était zéro”, s’inquiétaient…

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