Critiques et interrogations autour de la décision de prolonger le confinement

La classe politique a accueilli sans ciller l’annonce de la prolongation du confinement jusqu’au 10 juin prochain. Une décision qui est pourtant loin de faire l’unanimité au sein de la population.

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Rabat le 14 mai 2020, les agents de l'ordre veillent au respect des mesures sanitaires, dans des quartiers déjà déconfinés par nécessité économique. Crédit: Rachid Tniouni/TelQuel

Trois semaines de plus. Déjà éprouvés par deux mois de claustration, beaucoup de Marocains ont accueilli comme un choc la nouvelle de la prolongation du confinement jusqu’au 10 juin prochain, annoncée par le chef du gouvernement le 18 mai devant le Parlement. Presque aussitôt, des centaines de messages postés sur les réseaux sociaux laissaient transparaître l’amertume d’une partie de la population qui, au regard du bilan humain relativement faible avec moins de 200 victimes du Covid-19 dans le pays, s’attendait à la levée des restrictions en vigueur depuis le 20 mars dernier. Ce sentiment de frustration a cependant trouvé peu d’écho auprès des interprètes désignés de la société. Les promesses d’union sacrée faites aux premiers jours de l’épidémie ont-elles scellé les possibilités de débat démocratique à propos d’une décision politique pourtant lourde de conséquences sociales, économiques et morales ? Toujours est-il que milieux politiques, cercles d’affaires officiels et représentants syndicaux…

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