Études supérieures : les clés pour réussir son orientation post-Bac

L’année du bac, les élèves doivent inéluctablement choisir une filière et un établissement pour poursuivre leurs études supérieures. Or, ce choix ne se fait pas toujours aisément, pour beaucoup de lauréats. Le point.

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Si pour certains bacheliers, la question de l’orientation post-bac est déjà résolue, pour d’autres, il s’agit bien d’une équation difficile à résoudre. C’est l’avis également de Hugues Levecq, directeur de l’Essec Afrique et de l’Essec Global BBA : “Le choix d’une formation après le bac est toujours un moment un peu anxiogène pour les lycéens et leurs parents. C’est normal, car ce choix détermine l’orientation professionnelle.” Et d’ajouter : “Ma recommandation est d’écouter d’abord ses envies, essayer d’identifier ses points forts et ses talents : quelles sont les matières que j’ai aimé travailler et quels sont les secteurs d’activité dans lesquels je me verrai bien évoluer ?

Pour Levecq, le commerce, l’innovation, le digital et l’entrepreneuriat sont des domaines qui séduisent des jeunes intéressés par le monde de l’entreprise et désireux d’acquérir une formation qui les prépare bien pour leur futur professionnel. Il est également nécessaire de s’informer sur les cursus proposés au Maroc et à l’étranger.

En somme, “dans un monde économique qui se transforme en permanence, il est essentiel d’acquérir une solide formation initiale et un socle de compétences robuste sur lequel l’étudiant peut construire une carrière qui pourra être évolutive et s’orienter vers différentes spécialités”, nous explique le directeur de l’Essec Afrique.

Pas de recette miracle

Pour la directrice générale de HEM, Yasmine Benamour, “l’orientation est en effet une préoccupation majeure des bacheliers qui se retrouvent pourtant assez souvent perdus à ce niveau. Nous les accompagnons tout au long de l’année à trois niveaux : tout d’abord, en organisant des manifestations dédiées, soit dans leurs établissements, soit au niveau des campus HEM. Les lycéens ont ainsi l’occasion de découvrir les différentes voies qui s’offrent à eux et d’en savoir, le cas échéant, un peu plus sur ce qu’est le management ou l’ingénierie”.

Et de poursuivre : “Nous organisons ensuite des séminaires de formation directement aux orientateurs dans le but de les aider eux-mêmes à avoir cette posture d’accompagnateurs dans le cadre de leur travail. Et enfin, nous recevons tout au long de l’année un certain nombre de lycéens, de familles qui viennent se renseigner spontanément. Il nous arrive même parfois de recevoir des jeunes un peu perdus et de les orienter, après analyse et réflexion, vers une autre voie que celle de la gestion ou de l’ingénierie, une voie qui leur correspondrait davantage. L’essentiel est de toujours montrer la bonne voie en toute bonne foi.

Pour ce qui est des ingrédients clés nécessaires à l’orientation post-bac, Hugues Levecq va droit au but : “Il n’y a pas de recette miracle, mais il est important d’y réfléchir assez tôt. L’orientation post-bac démarre bien avant le bac, lorsque l’élève choisit sa filière en deuxième année du lycée. Un bachelier en filière littéraire s’orientera moins naturellement vers une formation en ingénierie, alors qu’un programme en école de commerce restera une possibilité.

Les questions qu’il faut se poser

Il est donc crucial de se poser les bonnes questions pour bien commencer son orientation. Qu’est-ce que j’aime ? Qu’est-ce que je fais bien ? Quels sont les métiers dans lesquels je pourrai exercer mes talents et réaliser mes envies ? Quelles sont les formations qui me permettront d’accéder à ces métiers ?

En interrogeant leur motivation et en déterminant leurs forces et leurs faiblesses, les élèves déterminent le champ des possibilités, et leur choix se fait de manière assez naturelle. Il est bien évidemment utile de solliciter l’avis des professionnels et des conseillers d’orientation. Le marché de l’emploi évolue constamment et beaucoup de métiers de demain n’existent pas encore. D’autres sont amenés à disparaître avec l’évolution des technologies, et notamment de l’Intelligence artificielle. Notre objectif à l’Essec est de former de jeunes managers agiles qui auront les moyens de s’adapter aux mutations économiques, mais surtout, qui seront les acteurs de ces mutations, et qui sauront imaginer et construire un monde plus durable”, soutient Hugues Levecq.

Une fois le choix de la filière établi, plusieurs bacheliers hésitent entre une formation au Maroc et une formation à l’étranger. Le directeur de l’Essec Afrique estime qu’il s’agit “d’une question de choix personnel et familial. A 17 ou 18 ans, certains préféreront commencer leurs études ici au Maroc plutôt qu’à l’étranger, et à se préparer à une mobilité internationale qui pourra intervenir durant ou après le cursus. Par exemple, dans notre Bachelor Innovation et Management digital, les étudiants auront la possibilité d’aller étudier un semestre sur le campus de Cergy en deuxième année, de faire un échange international en Afrique en troisième année, et auront le choix de partir une année à UC Berkeley Global aux États-Unis. Ils pourront aussi envisager un stage ou même une poursuite d’études à l’international”.

Du nouveau en septembre 2020

Pour s’aligner sur les nouveautés en matière d’enseignement et aux différents défis du monde du travail, plusieurs établissements se préparent déjà à la prochaine rentrée universitaire de septembre 2020. “Nous ouvrons à la rentrée de septembre 2020 un nouveau bachelor Innovation et Management digital sur le campus de Rabat. Nous y travaillons avec le ministère de l’Enseignement supérieur marocain, car nous sommes convaincus que l’économie marocaine a besoin de talents formés au digital, capables d’agilité et d’innovation dans de nombreux secteurs”, dévoile Hugues Levecq. Ce programme de haut niveau, en 4 ans, est inédit en formation post-bac. Il garantit aux étudiants l’acquisition des compétences managériales clés, des mobilités à l’international, une expérience professionnelle significative dont des approches entrepreneuriales. Il est ouvert sur le monde et spécifiquement tourné vers l’Afrique et ses enjeux.

Selon la directrice, “HEM lance son école d’ingénierie HEM Engineering School, particulièrement en ingénierie informatique et au sein de son Campus à Casablanca. En effet, forte de ses 30 ans d’expérience dans l’éducation, d’un réseau professionnel élargi et de l’accumulation d’un savoir-faire pédagogique reconnu, HEM entreprend une stratégie de diversification en matière de formation”. Les spécialités sont le Développement web et mobile, Réseaux et cloud computing, digital business et big data, et Intelligence artificielle ; des spécialités de pointe.

HEM Business School lance par ailleurs, aux côtés de son Programme Grande École en management historique, des Bachelors BAC+4 en Gestion, conformément aux nouvelles directives de notre ministère de tutelle, avec différentes spécialités : Comptabilité et Techniques financières, Marketing et Gestion commerciale, Supply-Chain management et Ressources humaines. HEM vise ainsi, désormais, à devenir une institution pluridisciplinaire, ancrée en Afrique et ouverte sur le monde.

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