Transactions : au royaume du cash

Plus de 264 milliards de dirhams en liquide circulent dans l’économie et passent sous les radars du fisc. Au Maroc, le cash est roi, et l’Etat est impuissant face à ce mal.

Par et

telquel

Le 23 septembre 2019, le directeur général du Groupe Attijariwafa bank, Ismaïl Douiri, tirait la sonnette d’alarme sur le danger de l’inflation de cash dans l’économie nationale. Une situation qui représente un danger pour le secteur bancaire: “La croissance des crédits est plus importante que celle des dépôts. Au lieu que ces dépôts restent dans le secteur bancaire et soient recyclés en crédits, ils partent en billets de banque.” 24 heures plus tard, c’était au tour du wali de Bank Al-Maghrib (BAM) d’alerter sur le fait que les dépôts bancaires avaient fondu, passant d’une hausse de 6% en 2017 à 3,5% cette année. Pour le cash, “nous sommes passés de 10 milliards de dirhams de hausse (de cash, ndlr) par an à 17 milliards aujourd’hui”, a souligné Abdellatif Jouahri. Le dernier à sonner le tocsin est le HCP qui, dans son rapport La situation économique en 2019 et…

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