Sortir : Radioactive, Hadda, et La main de Leïla

Bio atomique

Cinéma. Née Maria Salomea Sklodowska en 1867, Marie Curie est une brillante scientifique polonaise naturalisée française, qui a laissé une empreinte indélébile sur la science.

La vingtaine passée, Marie Curie (incarnée par l’actrice britannique Rosamund Pike) quitte Varsovie pour rejoindre à Paris le laboratoire de Pierre Curie, un physicien qui deviendra son époux. Ils reçoivent un prix Nobel pour leurs recherches sur la radioactivité, des découvertes qui auront un impact fondamental sur le XXe siècle.

Radioactive est le dernier long-métrage de la réalisatrice iranienne Marjane Satrapi, un biopic issu de l’adaptation du roman graphique de Lauren Redniss paru en 2010. La passion pour la bande dessinée et le cinéma ne quitte pas la réalisatrice, elle-même auteur de la BD Persépolis, qu’elle a ensuite adaptée en un dessin animé primé aux Oscars.

A partir du 11 mars aux Mégarama de Casablanca, Rabat, Tanger, Marrakech et Fès.

Kaléidoscope de vies

Monologue. Hadda, c’est le titre de la pièce de théâtre mise en scène par Jaouad Essounani et produite par la compagnie Dabateatr, en partenariat avec l’ONG Amnesty International. C’est aussi le prénom de la femme, interprétée par la comédienne Bouchra Chérif, seule en scène.

Amante d’un marxiste-léniniste durant les années de plomb, puis épouse d’un imam ancien moujahid, Hadda raconte sa vie au fil des contradictions et des évolutions politiques et culturelles qui animent son pays.

Déjà jouée à plusieurs reprises, la pièce (en darija) revient sur les planches, à deux jours de la journée internationale des droits des femmes, à la grande joie des fans de la première heure.

Le 6 mars à 19h, à la Fédération des œuvres laïques (FOL) de Casablanca.

Kiss kiss bang bang

Pièce. A Sidi Fares, un village près d’Alger, se trouve le “Haram Cinéma”. Samir y rejoue les baisers les plus célèbres du cinéma, censurés par l’Etat algérien. Le jour où Leïla, la fille d’un puissant colonel, se glisse dans le public, tout bascule.

La main de Leïla plonge avec humour et profondeur dans une Algérie sclérosée, à la veille des violentes manifestations d’octobre 1988, qui marqueront durablement la vie politique du pays. Ce spectacle, de Aïda Asgharzadeh et Kamel Isker, a reçu deux nominations aux Molières 2018.

Le 13 mars à 21h, au Studio des Arts Vivants de Casablanca.

Conjurer les sorts

Exposition. La plasticienne Fatime Zahra Morjani mêle, dans ses tableaux et installations, textures et dégradés de couleurs à partir de graines, de dentelle et d’écorces. Pour son exposition “Rituels”, en collaboration avec la curatrice Anaïs FA, l’artiste puise dans sa connaissance des rites ancestraux, transmis par sa grand-mère. Et explore ce patrimoine qui unit les humains et l’environnement.

Jusqu’au 26 avril, à l’Artorium de Casablanca.

Oasis it !

Festival. Une sixième édition où l’électro mêle bien des genres à sa sauce. Techno, rock, soul, r’n’b, reggae sont prêts à se glisser sous la bannière d’une “religion” qui fait vibrer jeunes et bien moins jeunes. Les premières confirmations de DJ’s laissent les accros rêveurs. On notera notamment la présence du Bosnio-allemand Solomun, trois fois meilleur DJ House depuis qu’il a visité Oasis en 2017.

Du 11 au 13 septembre 2020, espace Fellah, Marrakech.

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