Écorces : une saga familiale pour raconter l’Algérie

Le premier roman de Hajar Bali retrace un siècle d’histoire algérienne à travers l’intimité d’une famille.

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A 95 ans, Baya ne se lasse pas de raconter, avec diverses variantes, son histoire extraordinaire de seconde épouse répudiée et contrainte d’enlever son fils. Fatima, sa belle-fille, est “la voix de son maître” et appuie ses décisions sans faillir. Quant à Meriem, la belle-fille de Fatima, malgré son quant-à-soi, fait bloc avec elles. Toutes trois mères de fils uniques, respectivement Haroun, Kamel et Nour, elles parlent d’une seule voix.

Écorces, Hajar Bali Belfond, 304 p., 230 DHCrédit: DR

Ayant eu à affronter la violence de la société, la guerre, la précarité, la peur et la faim, elles ont tissé autour de leurs enfants un cocon qui se voulait protecteur, mais qui n’était que toxique. Mayssa la pianiste, premier amour de Kamel, puis sa fille Mouna, dont les yeux bleus intriguent Nour, sont les fausses notes qui font voler en éclats cet unisson.

Le silence des hommes

Avec ce premier roman, publié simultanément en…

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