Maroc-Turquie : qui veut la peau de BIM ?

Le ministre du Commerce, Moulay Hafid Elalamy, s’est attaqué au hard-discounter BIM, le menaçant de représailles s’il ne vendait pas plus de produits marocains. Alors que tout l’ALE Maroc-Turquie pose problème, pourquoi cibler une seule entreprise ? Décryptage.

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En dix ans de présence au Maroc, BIM est parvenu à étoffer le plus grand réseau de magasins GMS au Maroc : 501 outlets dans 15 villes. Crédit: DR

J’ai dit au président de BIM que si nous n’arrivons pas, au minimum, à ce que 50% des produits commercialisés soient marocains, on va vous arrêter, de quelque manière que ce soit.” Le 10 février devant le Parlement, le ministre du Commerce, Moulay Hafid Elalamy, a attaqué frontalement la chaîne de hard-discount turque, l’accusant de ne pas vendre assez de produits marocains. Si, depuis quelques mois déjà, MHE fait campagne pour une remise en cause de l’Accord de libre-échange Maroc-Turquie, cette dernière pique ciblant une entreprise en particulier a soulevé des interrogations.

Populisme de circonstance

En fait, aucune loi n’oblige BIM à vendre exclusivement ou majoritairement des produits marocains. L’article 3 de loi 91-14 relative au commerce extérieur, entrée en vigueur en 2016, dispose que “les importations et exportations de marchandises sont libres sous réserve des limites prévues par l’article 4…

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