Après intervention d’Al Mada, Wana retire sa plainte contre Maroc Telecom

Dans un communiqué publié le 20 février, Wana, détenteur de la marque Inwi, a annoncé le retrait de sa plainte contre Maroc Telecom après conseil de son actionnaire majoritaire, Al Mada.

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L’ANRT avait imposé, le 3 février dernier, à Maroc Telecom, une amende de 3,3 milliards de dirhams. Crédit: DR

A l’initiative du Groupe Al Mada, Wana a retiré, le 20 février, sa plainte judiciaire contre Maroc Telecom, a annoncé l’opérateur téléphonique Wana.

Le conseil d’administration (CA) de Wana, tenu le 20 février sur convocation de son actionnaire majoritaire Al Mada, a “pris acte de la décision de condamnation de Maroc Telecom par l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) relative aux pratiques anticoncurrentielles sur le marché du fixe”, ajoute le communiqué de Wana (connue sous la marque Inwi).

Le CA de Wana ne doute pas de ce que les mesures et injonctions prises dans ce cadre permettront de rétablir une concurrence saine sur le marché des télécommunications, dans l’intérêt des consommateurs et des entreprises, et dans le strict respect de la loi et réglementation applicables”, relève la même source.

Confiant dans les perspectives de consolidation et de développement du secteur des télécommunications, “le CA a ainsi décidé, sur proposition des administrateurs Al Mada, d’abandonner l’action engagée en 2018 à l’encontre de Maroc Telecom devant le tribunal de commerce de Rabat”, fait savoir le communiqué.

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Pour rappel, l’ANRT a imposé, le 3 février dernier, à la société Itissalat Al-Maghrib (Maroc Telecom) une amende de 3,3 milliards de dirhams, pour “comportements constitutifs d’abus de position dominante”.

L’agence a indiqué avoir statué sur la saisine déposée à l’encontre d’IAM pour “pratiques anticoncurrentielles” concernant la mise en œuvre du dégroupage, soulignant qu’après délibérations, ces comportements ont été jugés “constitutifs d’abus de position dominante, prohibé par les dispositions de l’article 7 de la loi n°104-12, passibles d’une sanction pécuniaire, dont le montant est fixé à trois milliards trois cents millions de dirhams, intégralement versés au Trésor public”.

(avec MAP)

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