Hamza mon bb : arrestation d’Aïcha Ayach et condamnation du hacker

La styliste de mode Aïcha Ayach a été arrêtée le 18 février aux Émirats arabes unis pour son implication dans l’affaire Hamza mon bb. Le hacker chargé d’extraire les données des victimes a été condamné à deux ans de prison ferme.

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Aicha Ayach est soupçonnée d'être la "tête pensante" derrière les comptes Hamza mon bb. Crédit: @aichaayach/Instagram

La styliste Aïcha Ayach a été arrêtée mardi 18 février à Dubai, suite à l’émission d’un mandat d’arrêt international pour son implication présumée dans l’affaire Hamza mon bb. Soupçonnée d’avoir momentanément administré ces comptes spécialisés dans la publication de scoops et de photos à scandale, Aïcha Ayach a pu être extradée grâce à une convention de coopération judiciaire entre le Maroc et les Emirats arabes unies, signée en avril 2016.

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Le tribunal de première instance de Marrakech a également condamné dans la même journée le hacker (Oussama J.), poursuivi en détention provisoire, à deux ans de prison ferme et une amende de 10.000 dirhams.

Les coupables ont été condamnés à verser des dommages et intérêts aux victimes, notamment 120.000 dirhams à la chanteuse Saïda Charaf, 50.000 dirhams au Centre national des droits de l’Homme (CNDH), 40.000 dirhams à Mohamed Madimi, président du CNDH à Marrakech, et 100.000 dirhams à Mohamed Maher.

Le retour de Batma

D’après des sources de TelQuel Arabi, la chanteuse Saïda Charaf a révélé à la police avoir rencontré le hacker lorsque son compte Instagram avait été piraté en 2018. Celui-ci lui avait été recommandé par une connaissance pour ses compétences en informatique. Le hacker avait monnayé la restitution de son compte pour 2.000 dirhams.

Quel lien donc avec Dounia Batma ? Les attaques de Hamza mon bb à l’encontre de Saïda Charaf ont commencé juste après l’annonce de ses fiançailles. Selon la diva de la chanson hassanie, elles sont liées au fait qu’elle n’avait pas invité Dounia Batma à l’heureux événement. Le hacker a d’ailleurs accusé cette dernière de lui avoir demandé de pirater des comptes d’autres célébrités en vue de les faire chanter.

Pour rappel, le prévenu était poursuivi pour “participation à l’accès frauduleux au système informatique de données”, “participation délibérée à entraver le fonctionnement de ce système, sa perturbation et son dysfonctionnement”, “diffusion de faits mensongers dans le seul but de nuire à la vie privée des individus et diffamation”, ainsi que “chantage moyennant des sommes d’argent”.

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