Que se cache-t-il derrière l'arrêt du passage de marchandises à Sebta?

Autour de Sebta et Melilia, le torchon brûle entre autorités marocaines et espagnoles. En ligne de mire, la traque menée par Rabat depuis plus de deux mois sur le phénomène de contrebande, symbolisé par les femmes “mules”.

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Entre 12 000 et 15 000 “mules” transportent des marchandises quotidiennement. Ce sont principalement des femmes. Crédit: Jorge Guerrero/AFP

Le Maroc serait-il résolu à couper court à la contrebande en provenance de Melilia et Sebta ? Suspendu depuis “plus de deux mois”, selon le pure-player espagnol El Confidencial, le passage du point frontalier Bab Sebta pourrait bien l’être “définitivement”, selon la même source. Mercredi 4 décembre, le Maroc a en effet renforcé la sécurité aux abords de Sebta. Une clôture couronnée de barbelés a été érigée, un fossé creusé et des casernes pour militaires mises en place afin de compliquer davantage l’accès, selon l’agence de presse espagnole EFE. Premiers ciblés ? Les populations subsahariennes immigrantes, mais aussi certains Marocains des régions avoisinantes, habitués aux va-et-vient. Une mesure prise par Rabat pour contrer le phénomène de portage, cette contrebande tolérée car très répandue du fait du contexte particulier autour des présides. D’après Guillermo Martinez Arcas, ancien conseiller au Trésor de Sebta et cité dans l’article d’El Confidencial, “ce…

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