Des doutes derrière le rideau après la mort du général Gaïd Salah

Alors que les Algériens rendent un dernier hommage au général Gaïd Salah ce 25 décembre, la disparition du dernier symbole du “système” pourrait rebattre les cartes. Bien qu’il faille attendre les prochains signaux envoyés par le nouveau visage de l’état-major, notamment à l’adresse du Maroc.

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Le général Gaïd Salah. Crédit: AFP

C’est une année qui, jusqu’au bout, pourrait rimer avec bascule en Algérie. Quatre jours seulement après l’investiture d’Abdelmadjid Tebboune, nouveau président élu avec une abstention record et au terme d’une campagne boycottée par une majorité de la population, l’Algérie s’est réveillée le 23 décembre avec l’annonce de la mort du tout-puissant chef de l’état-major, Ahmed Gaïd Salah. Une annonce aussi soudaine qu’inattendue. Le général a tiré sa révérence à l’aube, “des suites d’un arrêt cardiaque à son domicile avant d’être transféré à l’hôpital central de l’armée”, selon un communiqué de la présidence de la République. “Dans la rue algéroise, aux premières heures de la matinée, les gens ont été surpris. Il y en avait même qui pensaient que c’était une rumeur”, témoigne un journaliste algérien, familier des mouvements de manifestations qui ont lieu en…

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