“Les choses humaines” de Karine Tuil: Zones insondables

Le dernier roman de Karine Tuil, en lice pour le prix Interallié, sonde à travers un procès pour viol les méandres du désir et du consentement.

Par

Janvier 2016, en plein mouvement #MeToo et #BalanceTonPorc et en pleine polémique suite aux agressions sexuelles à Cologne, Alexandre Farel, fils d’un célèbre journaliste politique français et étudiant promis à un brillant avenir, invite à une soirée Mila Wizman, la fille du nouveau compagnon de sa mère.

Les choses humaines Karine Tuil Gallimard,
352 p., 270 DH
Quelques jours plus tard, il est arrêté et accusé de viol. Au procès, chacun tente de faire entendre sa vérité. Et ce sont deux mondes qui s’affrontent.

Solitudes juxtaposées

Le premier roman de Karine Tuil, Pour le pire (Plon, 2000), portait sur la décomposition d’un couple. Dans ce onzième récit, en prenant pour fil conducteur “l’absolutisme contingent du désir”, elle questionne la possibilité d’une cohérence à tous les niveaux : intime, de couple, et même sociale. La première partie compose longuement le décor et présente les protagonistes : Alexandre,…

article suivant

Maroc-Israël : 22 millions de dollars de drones kamikazes pour les FAR