Ad Astra, Bab Sebta, les Inqualifiables... Les sorties de la semaine

Cinéma: quête familiale, folie humaine

Dans un monde légèrement futuriste, Ad Astra de James Gray nous emmène vers une humanité qui a sans doute été trop avare en progrès et en quête de ressources. Dans ce futur proche où la Lune et Mars sont désormais habités par des colonies humaines, Roy McBride, interprété par Brad Pitt, brillant astronaute au calme imperturbable, presque robotique, est missionné pour remédier à un problème de surtensions magnétiques provenant de Neptune qui menace l’humanité.

Un moment interstellaire ponctué de réflexions en voix off du protagoniste, cherchant à fuir cette folie dans laquelle se sont aventurés les hommes. Malgré des effets esthétiques qui plongent dans un espace envoûtant, on regrette un déroulement un peu trop lisse qui laisse présager une fin assez évidente. Au-delà du héros qui tente de sauver le monde, on appréciera l’émotion d’un fils et l’espoir de retrouver un père dans une dystopie.

Dans les Mégarama.

Documentaire: les visages de la contrebande

Les files sinueuses et fourmillantes de la porte de Sebta servent de sujet et de paysage à Randa Maroufi. Cette collectionneuse d’images dresse, à travers le court-métrage Bab Sebta, le récit d’une porte mêlée à ceux qui la traversent : femmes mulets, contrebandiers, policiers…

A l’image d’un portail ultime vers l’enclave ibérique et l’ailleurs, Bab Sebta renvoie chacun vers ses retranchements personnels, sa conception d’autrui, des frontières et de soi. La lauréate de l’Institut national des Beaux- Arts de Tétouan cherche à capturer à travers les images les mécanismes de l’occupation de l’espace public en érigeant des œuvres qui se situent entre le reportage, le cinéma et l’étude sociologique.

Le 27 septembre à 12h, à la Kulte Gallery & Editions, à Rabat.

Performance: la peau de la honte

L’abus est un tatouage buriné dans la chair. Kenza Berrada, artiste multidisciplinaire, explore, dans une performance émouvante, les fractures abyssales de l’abus dans l’âme. Pendant une heure, elle vous fera écouter la voix de Houria, une victime qui considérait que personne ne trouverait son histoire intéressante.

En agençant d’autres récits de douleurs sur la voix de Houria, et en faisant de sa personne le réceptacle de toutes ces histoires, elle tente de faire résonner ces questions qui reviennent sans cesse : comment se fait-on entendre? Y a-t-il un “bon moment” pour dire et pour être écoutée?

Le 27 septembre à 17h45, à Le Cube, Casablanca.

Spectacle: humour inqualifiable

Les Inqualifiables font escale à Kénitra afin de mettre un peu de peps dans votre semaine. Ce duo d’humoristes montant balance sur un ton décalé des vérités qui provoquent l’hilarité en salle. Les Inqualifiables, c’est aussi l’histoire d’une amitié née sur les bancs du lycée pour se transformer en two-men-show à la conquête du public.

Le 2 octobre à 19h30, au Centre culturel de Kénitra.

Artisanat: design en souk

Le concept store La Fabrique organise son “Pop Up Souk” de rentrée, avec la Casa Design Week. La papeterie de l’illustratrice Lamia aka “Art modeste”, les collages d’inspiration berbère de Hasnaa de Dar Fatyme, les céramiques de Kam Design et autres pièces de prêt-à-porter, bijoux, aliments… à la rencontre de créateurs locaux pour dénichez la perle rare.

Du 26 au 28 septembre à La Fabrique, Casablanca.

 

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