Récit: le goût du temps à soi de Zoyâ Pirzâd

Le deuxième roman de l’Iranienne Zoyâ Pirzâd raconte, à travers une belle histoire d’amour, la quête d’indépendance et l’affirmation d’une femme.

Par

La première fois qu’Arezou Sarem rencontra Sohrab Zardjou, elle se demanda s’il était bête et fut persuadée qu’elle perdait son temps à lui faire visiter la vieille maison aux volets verts de la rue Rezayeh, avec ses briques bahmani et son jardin plein de fleurs des glaces. La quarantaine indépendante et dynamique, Arezou gère avec habileté l’agence immobilière fondée par son père, mais étouffe dans sa vie privée.

Zoyâ Pirzâd est romancière et nouvelliste, auteure entre autres de C’est moi qui éteins les lumières (Zulma, 2011) et du Goût âpre des kakis (Zulma, prix Courrier international du meilleur livre étranger).Crédit: DR
Depuis qu’elle a quitté Hamid, qui l’avait emmenée à Paris en vue de poursuivre ses études universitaires ou en fait de laver ses chaussettes, elle suffoque à Téhéran entre sa mère et sa fille, toutes deux complices pour exiger un niveau de vie de princesses. Mais l’impression d’avoir…
article suivant

La filiale casablancaise des cinémas Pathé Gaumont se restructure et augmente son capital