La voix de Rachid Taha de retour en septembre dans un album posthume

La voix de Rachid Taha de retour en septembre dans un album posthume

Près d'un an après le décès de Rachid Taha, la voix iconique de l'artiste algérien nous revient d'outre-tombe, posée sur un album posthume dont la sortie est prévue pour le 20 septembre prochain.

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Crédit : Laetitia Dechanet

Laetitia Dechanet

Le titre de l’album est on ne peut plus clair : “Je suis africain” nous clame Rachid Taha. Le morceau clipé du même nom, lâché sur internet il y a un peu plus d’un mois annonce la couleur : c’est vers la terre de Kunta Kinté et de la Kahena que ce nouvel opus se tourne. Un an après son décès, sera délivré l’ultime projet sur lequel l’artiste a travaillé pendant deux ans avant de nous quitter le 12 septembre 2018, à l’âge de 59 ans.

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Je suis africain et je n’ai pas le rythme dans la peau,” nous chante l’artiste sur le titre promotionnel de l’album, ironisant sur le fameux stéréotype. Pourtant la voix granuleuse du rockeur algérien originaire de la région du Sig et ayant passé une grande partie de sa vie en France, vous enrobe les tympans. L’envolée des violons se mêlent avec fluidité à l’instru teintée d’un afrobeat pêchu. Ce premier titre emmène avec lui chaque parcelle du corps vers un mouvement de danse.

Ce dernier album lui ressemble, dans sa singularité, dans sa folie, dans sa liberté. J’espère qu’il contribuera à faire résonner la parole et la musique de Rachid Taha le plus fort et le plus loin possible,” précise son fils Lyes Taha sur la page Facebook officielle de son père.

La musique de celui que l’on surnomme le Bad Boy du Raï a mélangé les genres musicaux et tenté, à sa manière de briser les murs de la xénophobie qui se sont parfois dressé sur sa route. Du “Douce France” du Français Charles Trenet au mythique “Rock El Casbah” du groupe londonien The Clash… l’artiste a su jongler avec une mosaïque d’influences pour constituer un répertoire musical énergique, en dehors des cadres et, malgré tout, rassembleur.

Depuis moins d’une décennie, la puissance marketing du continent africain est en plein boom. Et pourtant, c’est bien un message unificateur qui semble être le fil conducteur de cet album qui pourrait devenir l’un des plus attendus de la rentrée. Le point final d’une trajectoire artistique qui aura marqué son époque ? En attendant d’écouter l’album, parlons plutôt d’une oeuvre en points de suspension, pour un artiste qui aura su, jusqu’au bout, faire raisonner ses mélodies et sa poésie dans l’ère du temps.

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