Cli-fi : la fiction au chevet du climat

Cli-fi : la fiction au chevet du climat

La tendance est ancienne mais s’affirme de plus en plus. Les romanciers, surtout de science-fiction, anticipent sur les dérèglements du climat et les dangers de l’anthropocène qui risque de rendre la planète inhabitable. Que le ton soit post-apocalyptique, anxiogène et terrifiant, ou au contraire à l’utopie solarpunk, la climate-fiction tire la sonnette d’alarme.

Par

Après les cataclysmes

Cendres post-nucléaires

Image de l’adaptation cinématographique de La Route

La route (2007), Cormac McCarthy, éd. Points, 256 p., 90 DH

Autrefois il y avait des truites dans les rivières.” Autrefois il y avait des oiseaux, des arbres, des familles, des sociétés. Mais il y a eu un grand éclair. Et plus rien. Ni nourriture, ni énergie. Rien que des cendres et des survivants.

Un homme et son fils marchent sur une route, poussant sans fin un caddie. L’enfant découvre le monde par les ruines de la civilisation. Le père n’a plus que l’enfant au monde et tente de le protéger de la faim, de la peur et des cannibales. Prix Pulitzer de la fiction en 2007, le roman de Cormac McCarty est poignant.

Il fait écho à John Steinbeck qui, dans Les raisins de la colère (1939), racontait l’histoire d’une famille mise sur la...

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