1990-1995, quand l’Algérie était dans la rue

L’artiste algérien Ammar Bouras republie ses photos des années 1990-1995. Une fascinante chronique de la vie malgré la guerre civile.

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Les choses étaient presque visibles, presque flagrantes et personne ne s’en rendait compte, on était en plein dedans, on découvrait la démocratie, le multipartisme, l’altérité, etc.” À l’époque où il était étudiant à l’École des Beaux-Arts d’Alger, Ammar Bouras a poussé la porte d’Alger républicain et y a été recruté en tant que photographe. Il est un des rares à avoir conservé et numérisé les négatifs de ses pellicules. Pas seulement par goût de l’archive, mais comme point de départ de son travail artistique fait de superpositions et de lacérations entre photo et peinture, d’un travail basé sur l’intuition qu’il était témoin du “moment d’histoire”.  

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Aujourd’hui, un quart de siècle après ce que la psychanalyste Karima Lazali a appelé “la guerre intérieure”, il présente une série consacrée aux années 1990-1995, “celles de l’entrée dans la violence”. Guerre en Irak, libération de Nelson Mandela, effondrement du bloc…

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