Essaouira: le classique fait sa Chambre

Du 25 au 28 avril, Essaouira recevait la 19e édition du Printemps musical des alizés. Des rencontres intimistes et acoustiques ont célébré Vivaldi, Schubert, Mendelssohn, Brahms, Beethoven, Satie. Une dizaine de concerts programmés dans des lieux de mémoire.

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Des musiciens bardés de prix ont bercé des parterres studieux et connaisseurs. Crédit: ASSOCIATION ESSAOUIRA MOGADOR

Si le festival ne s’est pas trop investi dans les instruments à vent, la ville s’en est amplement occupée. Des rafales stridentes, des gifles majestueuses s’écrasaient sur des joues consentantes. C’est dans cet environnement venteux que la fine musique a pris ses quartiers. Des espaces fermés ont ouvert leurs portes à un public de plus en plus fidèle. Dar Souiri, l’Eglise et la synagogue Bayt Dakira ont mêlé leurs mémoires respectives à des compositions de légende, dans un silence religieux. Nous voici comblés par la grâce et l’élévation. Une voix divine, celle de la soprano Marie-Laure Garnier enlaçant Brahms, a fait chavirer l’audience avec un lyrisme déroutant d’émotion. La Française débute sa carrière en Guyane puis à Paris auprès du baryton Malcolm Walker. Malgré son jeune âge, elle flirte avec de prestigieuses scènes, en France, en Allemagne, en Suède, en Italie, en…

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