Impôts: ces Marocains qui fraudent le fisc

Minoration de chiffres d’affaires, achats de factures, prix de transfert, charges fictives… les contribuables, gros comme petits, redoublent d’imagination pour ne pas payer leurs impôts. Si la DGI s’organise à travers des dispositifs désormais numérisés pour limiter l’hémorragie des recettes, les resquilleurs ne s’avouent pas vaincus pour autant.

Par et

telquel

Rabat, à un jet de pierre de la gare d’Agdal se dresse un immeuble sobre, un tantinet grisâtre, dont l’entrée principale est bloquée pour cause de travaux. Pour y accéder, il faut contourner l’édifice jusqu’à trouver une entrée étroite, barrée, gardée par un jeune agent de sécurité qui hisse la barrière sans s’enquérir de notre identité. Un silence sépulcral enveloppe les couloirs, pas de bruit d’imprimante crachant ses papiers ni de claviers martyrisés par des secrétaires, juste une poignée de chaouchs déambulant dans l’entrelacs de corridors avec une indolence caractéristique. La sobriété des lieux contraste pourtant avec son importance. Son extrême importance. Nous sommes à la Direction générale des impôts (DGI) et c’est ici qu’affluent les recettes fiscales du royaume. Nous reçoit Mustapha Aman, chef de la direction du contrôle fiscal. L’homme…

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