Nouzha Guessous: “L’application des langues nationales à l’enseignement des sciences dépend de leur capacité intrinsèque à être à jour des avancées scientifiques”

TelQuel ouvre ses colonnes à des intellectuels et des experts qui appellent à libérer l’école des griffes de l’idéologie pour sauver l’avenir de notre éducation.

Par et

Nouzha Guessous, professeure de l’Université Hassan II de Casablanca, chercheure et consultante en droits humains et en bioéthique

Loin d’une quelconque prétention de donner un avis d’expert sur les controverses en cours concernant la langue d’enseignement des matières scientifiques dans notre pays, je viens ici exprimer deux idées qui me semblent majeures. La première vient de mon expérience d’enseignement médical en français pendant plus de deux décennies. Cet enseignement se faisait en français et s’adressait à des étudiants ayant réussi brillamment le Bac, et après une sélection par concours d’entrée où seuls 10% étaient retenus.

à lire aussi

Une majorité de ces étudiants venaient d’établissements publics dans lesquels les sciences étaient enseignées en arabe. Les difficultés de maîtrise de la langue française étaient manifestes, non seulement pour les termes scientifiques de physique, chimie ou SVT qui devaient être utilisées dès la 1ère année de faculté, mais aussi pour un vocabulaire basique concernant l’anatomie humaine. A cela se surajoutaient les difficultés de compréhension de la structure des…
article suivant

Vers une pénurie de masques sanitaires au Maroc ?