L’Istiqlal bloquera-t-il le projet de loi-cadre sur l'enseignement?

Après deux reports, le projet de loi-cadre sur l'enseignement devrait finalement être voté dans la soirée ce mercredi. Quelques heures avant le vote, M’hamed El Khalifa, figure de l'Istiqlal, a invité les élus de son parti à s'y opposer.

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M’hamed El Khalifa, membre de l’actuel comité exécutif de l’Istiqlal, a appelé ce mercredi tous les élus de son parti à voter contre le projet de loi-cadre sur l’enseignement. Le texte prévoit notamment d’enseigner les matières scientifiques et techniques en langue française dans les collèges et lycées.

El Khalifa s’est exprimé lors d’une conférence organisée par la Coalition nationale pour la langue arabe au Maroc. Pour cette figure du parti à la balance, adopter le texte “pourrait démolir tout ce qui a été construit par le fondateur du parti, Allal El Fassi” rapporte TelQuel Arabi.

Je rappelle à mes frères de l’Istiqlal qu’ils font partie de l’opposition. C’est donc logique que vous disiez non à tout ce qui pourrait entacher l’identité de la nation”, a affirmé  M’hamed El Khalifa. L’ancien ministre de l’Artisanat et de l’Économie sociale (2002-2004) a également tenu à rappeler aux élus du parti à la balance qu’ils représentaient “un parti qui a des bases solides, des principes et des Hommes”.

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Pour rappel, le projet de loi-cadre sur l’enseignement devait être voté lundi 1er avril. Mais les élus du PJD ont demandé le report du vote en attendant de “mieux examiner” le texte lors d’une réunion avec leur secrétaire général, Saâd Eddine El Othmani. Suite à cette rencontre, ils ont décidé de s’aligner sur la position du chef du gouvernement qui leur a promis un report du vote, d’au moins une semaine.

Après deux demandes de report déposées par le groupe parlementaire du PJD, la loi-cadre sur l’enseignement devrait être votée, sauf imprévu de dernière minute, dans la soirée ce mercredi. L’Istiqlal et le PJD sont les deux seuls partis à avoir clairement affiché leur opposition à ce texte élaboré par le ministère de l’Education. Les deux formations s’opposent notamment à l’article 31 de ce texte qui prévoit l’introduction du français pour l’enseignement des matières scientifiques et techniques.