Les meilleurs sont ailleurs

Par Réda Dalil

On peut retourner le problème dans tous les sens, booster le “soft power” et flatter le donneur d’ordre occidental autant que l’on voudra, il n’y aura guère de développement sans une administration, au moins, semi-compétente. La fonction publique doit faire rêver, émoustiller les ingénieurs, les lauréats d’écoles de commerce, les profils pointus qui affluent en masse vers le secteur privé. Le fait est que l’État n’est pas chiche en investissement, mais la gouvernance y est catastrophique. Songez que les collectivités territoriales dorment sur un butin de guerre de 36 milliards de dirhams sans pouvoir les flécher vers des projets concrets. La raison: pas d’idées, pas d’initiatives. On se heurte à un trou noir, à une désespérante incapacité à formuler l’avenir. Les cerveaux sont trop rabougris, anesthésiés par le travail à vie, incapables de se projeter sur un horizon supérieur au mois qui suit, à la paie suivante, inaptes à saisir la portée d’un effort transversal, de collaborer entre entités publiques. Pourtant, les soldats de l’excellence existent, et en masse. En Occident, ce sont plus de 500.000 cadres marocains qui font…

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