La chimie de la désillusion

La chimie de la désillusion

Phénomène de librairie, le 7e roman de Michel Houellebecq poursuit son décorticage du mâle blanc vieillissant. Déprimant à souhait, quoique sans surprise.

Par

Florent-Claude Labrouste, ingénieur agronome, 46 ans, qui déteste son prénom et se considère comme “une inconsistante lopette”, envisage avec lucidité sa propre vie comme “un flasque et douloureux effondrement”. Bref, il se meurt. De chagrin.

Sérotonine
, Michel Houellebecq, 
Flammarion, 352 p., 280 DHCrédit: DR

Les bons docteurs Lelièvre puis Azote lui prescrivent des doses de plus en plus fortes de Captorix, un antidépresseur qui stimule la production de sérotonine (l’hormone dite du bonheur) et n’a pas comme ses prédécesseurs l’inconvénient de pousser au suicide ni à l’automutilation, mais qui peut causer nausées, disparitions de la libido et impuissance. Florent-Claude Labrouste confie n’avoir “jamais souffert de nausées”…

Estimant que sa vie amoureuse avec une Japonaise de vingt ans de moins que lui est un échec aussi total que les multiples liaisons qu’il a connues, il décide de disparaître. En quelques clics, il quitte son appartement, son emploi, change de banque, efface toute trace de son ancienne vie – le plus dur...

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