L’art de trahir

Le romancier israélien Amos Oz s’est éteint le 28 décembre dernier. Retour sur le dernier roman d’un immense auteur, conscience critique de son pays.

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Amos Oz (1939-2018) est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages, traduits dans une quarantaine de langues, dont Seule en mer Gallimard,2002), Une histoire d'amour et des ténèbres (2004). Son dernier essai s'intitule Chers fanatiques, trois réflexions (2018). Crédit: DR

Jérusalem, 1959. Shmuel Asch, dont le père ne peut plus lui payer ses études et qui vient d’être quitté par sa compagne, répond à une annonce pour venir s’installer dans la maison d’un vieil homme invalide, Gershom Wald, en échange de quelques heures de lecture et de conversation. Le jeune homme est fasciné par la bru de Wald, Atalia Abravanel, veuve de son fils unique Micha, aussi sèche que mystérieuse. En parallèle de ses recherches sur la figure de Jésus dans la tradition juive, il se passionne pour les débats enflammés sur la création de l’État d’Israël, sur l’histoire du sionisme, sur les relations avec les Palestiniens. Sur la violence et sur la trahison.

Judas, Amos Oz, traduit de l’hébreu par Sylvie Cohen, Folio, 400p., 100 DHCrédit: DR

À contre-courant

Je ne suis pas un de ces idéalistes de tout poil qui veulent changer le monde”,…

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