Randy Weston, griot gnaoui

Né et mort à New York, le pianiste 
afro-américain s’est installé à Tanger 
en 1967 où il a monté un club privé puis un festival de jazz. Happé par la culture gnaouie, il n’a cessé de la faire connaître 
à travers la planète. Il s’est éteint le premier septembre, à 92 ans.

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Le dernier séjour artistique du maître au Maroc remonte à 2016, lors du Festival Gnaoua d’Essaouira. Crédit: AFP PHOTO / Lionel BONAVENTURE

Spirituel, mystique, humaniste, Randy Weston aura fait de sa vie une perpétuelle quête du nirvana. En amoureux de l’autre, de la vie, de l’immatériel. Un homme d’une extrême douceur, un être de paix et de compassion. Pour lui, la musique est faite pour apaiser les gens, soulager leurs peines. Sa légendaire générosité l’a conduit à donner un nombre incalculable de concerts gratuits. Le terme jazz, il le réfutait à chaque fois qu’il en avait l’occasion mais le gardait comme appellation générique. Il lui préférait “musique classique africaine-américaine”. Sa visite du continent noir n’a fait que mieux asseoir cette définition. Dans sa tête résonnaient ces mots de son père : “Connais-toi toi-même. Va en Afrique.

“Tanjah”, “Marrakech in the Cool of the Evening”… le Maroc est présent sur plusieurs albums

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