Randy Weston, récit d'une vie rythmée entre le Maroc et l'Occident

Le pianiste américain Randy Weston a rendu l’âme à l’âge de 92 ans dans son fief à Brooklyn. Artiste de talent, il fut aussi un ambassadeur de la musique Gnaoua et du Maroc comme en témoignent les différentes personnes l’ayant côtoyé de près au Royaume.

Par

Le pianiste américain Randy Weston lors d'un concert au Festival de Jazz de Marciac (France) en août 2005. Crédit: AFP PHOTO / LIONEL BONAVENTURE

Au panthéon du jazz, Randy Weston, qui s’en est allé le 1er septembre à l’âge de 92 ans à Brooklyn, occupera à tout jamais une place particulière. Depuis plus d’un demi-siècle, ce pianiste américain de talent s’est attelé avec passion à créer des ponts entre l’Afrique et l’Occident, avant même que labels et producteurs de World Music ne s’en saisissent. Randy Weston a aussi une histoire bien particulière avec le Maroc et ses musiciens. Il s’est d’ailleurs installé à Tanger après avoir parcouru l’Afrique. Depuis ce paradis artificiel, le musicien s’engouffre dans de véritables expérimentations musicales avec principalement des mâalems gnaoua. Le plus notable d’entre eux est l’illustre mâalem Abdellah El Gourd, avec qui il va parcourir le monde et la chasse bien gardée de la tagnaouite. Ému, Abdellah El Gourd nous dit : « Le décès…

article suivant

Des Marocains au Vietnam, un destin insolite