Le retour des “grands hommes”

Par Omar Saghi

La victoire électorale d’Erdogan, bien que moins éclatante que souhaité, va probablement faire du président turc la personnalité historique la plus importante du pays. Oui, plus que Mustapha Kemal Atatürk, le fondateur de la république turque il y a bientôt un siècle. Cet Atatürk auquel Erdogan voue une rivalité œdipienne. A Moscou, de quoi rêve Poutine, lorsqu’il est seul, à méditer sur la réussite russe, son retour (imprévu) sur la scène internationale, la renaissance, car il n’y a pas d’autres mots, après la traversée des enfers dans les années 1990 ? Sans doute se compare-t-il à Staline, voire même, se plaçant dans la longue lignée des potentats russes, se juge-t-il désormais l’interlocuteur de Pierre le Grand, le tsar qui fonda Saint-Pétersbourg et menaça l’Occident en s’occidentalisant, comme Poutine menace l’Europe en modernisant le pays ? L’exercice peut se répéter pour Xi Jinping le Chinois face aux figures totémiques de Deng ou de Mao, sans oublier Bouteflika, ou ce qu’il reste de lui, le président algérien sans doute le plus important du pays depuis Boumediene… Ces pays, aussi différents soient-ils, sont littéralement des…

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