Israël. Haaretz, le journal qui dérange

Lu par une minorité d’Israéliens, le quotidien a pourtant une influence considérable dans l’État hébreu et au-delà de ses frontières. Portrait d’un média frondeur.

Par

Solution de paix à deux États, fin de l’occupation militaire, séparation de l’État et de 
la religion… les positions défendues par Haaretz dans ses pages sont à contre-courant, dans un pays 
qui s’extrême-droitise. Crédit: AFP PHOTO / JACK GUEZ

Par Sabrina Myre, à Jérusalem

Adulé à l’étranger et détesté à la maison. Haaretz ne laisse personne indifférent, surtout pas Benjamin Netanyahou. “Nous avons deux ennemis : le New York Times et Haaretz”, aurait osé déclarer le Premier ministre israélien en 2012, dans une rencontre avec l’ancien rédacteur en chef du Jerusalem Post. Déclaration aussitôt démentie par son bureau. Mal cité ou propos non assumés ?

“Haaretz est fier d’être l’une des rares voix critiques en Israël dénonçant les injustices”

Amos Schocken, éditeur du journal
Le journal, avec son équipe aux plumes bien aiguisées, a toujours fait grincer des dents en Israël.  Dans son dernier coup de gueule, le patron, Amos Schocken, accuse la ministre de la Justice, Ayelet Shaked, de “vouloir plus de liberté pour violer les droits humains” dans sa croisade pour limiter les pouvoirs de la Cour suprême, rempart de la démocratie. Dans les pages du quotidien, le ton est contestataire. “Haaretz est fier d’être l’une…

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