Touria Hadraoui, “Ce que le malhoun chante, c’est surtout le corps féminin”

Crédit : Tniouni/TelQuel

Smyet bak ?

Mohammed Hadraoui.

Smyet mok ?

Fatima Abbassi.

Nimirou d’la carte ?

Je ne m’en souviens pas. Je sais seulement que ça commence par 609…

Vous êtes la première femme à avoir osé chanter le malhoun, un genre alors considéré comme la chasse gardée de la gent masculine. C’est par goût de la provoc’ ?

J’ai écrit tout le livre pour répondre à cette question. Ce n’est pas une idée qui m’est venue comme ça, soudain, c’est un parcours qui m’a menée pas à pas vers le malhoun. Je cherchais ma voie et j’ai commencé par chanter Oum Kalthoum. Je ne voulais pas suivre un cheminement normal et chanter n’importe quoi, au gré de la mode. J’avais une voix mais aussi une curiosité intellectuelle. J’ai alors fait ce que je pouvais faire jusqu’à un certain âge et, d’étape en étape, je me suis retrouvée à apprendre le malhoun. Il y a eu un déclic : ma rencontre avec le maître du genre El Haj Benmoussa.

Vous n’aviez donc aucun rapport avec le malhoun jusque-là. Que s’est-il passé au…

article suivant

Détournement de fonds : Ahmad Ahmad, le patron du foot africain, suspendu 5 ans