Mondial 2026 : Les 5 grandes lignes du dossier de candidature marocain

Crédit: Yassine Toumi/TELQUEL

Dans une note d’information consultée par Telquel.ma, le comité de candidature pour l’organisation de la Coupe du monde de football 2026 avance toute une liste d’arguments favorables à l’attribution de cette compétition au Maroc, ainsi que les grands chantiers envisagés. Les 5 grandes lignes. 

Le transport

L’aéroport Mohammed V de Casablanca est déjà relié directement à 110 villes dans 52 pays – si on ajoute une escale, ce dernier chiffre s’élève même à 170. Outre cette ouverture sur l’extérieur, les centre-villes des 12 agglomérations hôtes (Tanger, Tétouan, Nador, Oujda, Fès, Meknès, Rabat, Casablanca, El Jadida, Marrakech, Ouarzazate et Agadir) sont situés en moyenne à 27 kilomètres des aérogares. Pour améliorer l’accessibilité à ces destinations pour la plupart touristiques – 3h50 de trajet moyen actuellement depuis Casablanca -, de multiples prolongements sont annoncés : le train à grande vitesse arriverait jusqu’à Oujda et Agadir (via Marrakech), et l’autoroute traverserait le Moyen-Atlas du Nord jusqu’à Ouarzazate.

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La sécurité

Le volet sécuritaire est également mis en avant. Rappelant que seul un attentat terroriste a été commis au cours des dix dernières années (17 morts en 2011 à Marrakech), le document classe le Maroc dans le top40 des « pays les plus sûrs du monde ». Pour ce faire, il s’appuie sur l’index « Impact of terrorism », établi par le think tank australien Institute for economics and peace. Le Royaume y affiche un indice de 0,077, loin devant ses concurrents nord-américains (entre 4 et 6 pour le Canada et le Mexique, 6 et 8 pour les États-Unis).

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Les stades modulables

Présentés comme « l’arme secrète » du Maroc pour atteindre le minimum exigé de douze enceintes de 40.000 places (ou plus), les stades modulaires facilitent les économies d’échelle et seront « 100 % énergies renouvelables ». Ces structures de tubes métalliques, greffées par des boulons à des bases déjà existantes, seront « intégrées aux communautés locales » et leur construction respectera « le droit des travailleurs ». Pour le moment, seuls six arènes répondent aux critères requis par la FIFA.

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L’environnement

Le comité de candidature évalue l’impact environnemental de la compétition à 2,3 tonnes de CO2. Une véritable prouesse pour ce premier tournoi à 48 équipes, quand on sait que les deux précédentes éditions à 32 participants avaient dégagé 2,8 tonnes pour l’Afrique du Sud (2010) et 2,7 pour le Brésil (2014). Pour parvenir à ce résultat, le Maroc mise sur sa proximité avec l’Europe, principale émettrice de supporters, ainsi que des distances relativement courtes une fois sur place – contrairement à l’immense continent nord-américain. Rappelant l’objectif d’augmenter à 52 % la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique d’ici 2030, la note vante notamment les capacités de la centrale solaire Noor de Ouarzazate, d’une superficie équivalente à « 3.437 terrains de football ».

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La position géographique

Alignée sur le fuseau horaire du méridien de Greenwich, cette Coupe du monde permettrait à la majorité des fans de vivre à l’heure marocaine. En effet, plus de 50 % des pays détenteurs des droits TV auprès de la FIFA pourraient suivre les 3 à 4 matchs quotidiens « aux heures optimales, sans dégrader les conditions de jeu ». La fiche met en avant l’emplacement stratégique du Maroc, « carrefour des civilisations porteur d’un message de paix et de tolérance », à la fois membre de l’Union africaine, de la Ligue arabe et de la Coopération islamique, et disposant d’un statut avancé avec l’Union européenne. Enfin, le candidat marocain brandit comme un étendard ses récents succès sportifs – le titre de champion d’Afrique du Wydad Casablanca, la qualification du Onze national pour le Mondial russe, ainsi que le sacre des Lionceaux lors du CHAN à domicile. Un « momentum footbalistique » sur lequel il espère bien capitaliser. Et ce dès la présentation orale des dossiers, dans moins de deux semaines à Lausanne.

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