Karim Tazi, “Quand on achète un produit importé, on détruit un emploi au Maroc”

Miné par la concurrence étrangère, le secteur du textile reprend espoir après la décision du gouvernement de relever les droits de douane sur les importations provenant de Turquie. Pourquoi cette décision ? N’est-elle pas discriminatoire ? Quel sera son impact sur l’industrie locale ? Tour d’horizon avec le patron de Marwa et président de l’Amith.

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Pour Karim Tazi, “le marché a besoin de changement en termes d’environnement et de fiscalité”. Crédit: DR

Longtemps considéré comme l’une des principales industries marocaines, le textile est relégué au second plan depuis que le Maroc a adopté la stratégie des nouveaux métiers mondiaux, tournée vers l’export. Cette nouvelle orientation du pays a créé une vraie dichotomie au sein du secteur, qui avance désormais à deux vitesses. Un segment export structuré, performant et en bonne santé. Et un segment local à l’agonie, miné par l’informel et la contrebande, dépassé par la concurrence étrangère. Conséquence : une perte massive d’emploi au niveau du marché local. A qui la faute ? “C’est une responsabilité partagée entre les pouvoirs publics et l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (Amith)”, reconnaît Karim Tazi, président de l’association des textiliens. Un plan d’urgence a ainsi été mis en place pour réparer…

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