MuslimBan, Poutine, Israël et Xi Jinping : la folle semaine de Donald Trump

Quelques semaines seulement après le début de son mandat, le président américain Donald Trump est contesté en interne et tâtonne à l'international.

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Crédit : AFP

La justice a infligé un camouflet à Donald Trump en maintenant la suspension de son décret très controversé limitant l’immigration. L’appel du gouvernement a été « rejeté » par les trois juges de la cour d’appel de San Francisco le 10 février. Une décision prise à l’unanimité, insistant sur la nécessité de protéger « l’intérêt général« . Selon les magistrats, le gouvernement n’a pas démontré que le maintien de la suspension du décret se traduirait par de graves atteintes à la sécurité des États-Unis.

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Le président américain promet pourtant de poursuivre la bataille judiciaire pour défendre ce décret signé le 27 janvier qui interdisait pour trois mois l’accès aux États-Unis aux ressortissants de sept pays musulmans et pour quatre mois aux réfugiés.

« Rendez-vous au tribunal, la sécurité de notre nation est en jeu !« , a tweeté en lettres capitales le président américain. Plus tard devant des journalistes, il a qualifié la décision de « politique« . « C’est seulement une décision qui vient de tomber, mais nous allons gagner le dossier« , leur a-t-il affirmé, selon la chaîne NBC.

Côté international, Trump renoue avec la Chine …

Après deux mois de tension, Donald Trump a apaisé la Chine en assurant à son homologue chinois Xi Jinping qu’il respecterait le « principe de la Chine unique« . Il a accepté ce principe qui interdit tout contact diplomatique entre des pays étrangers et Taïwan lors de sa « longue » conversation téléphonique le 9 janvier avec le président chinois, a annoncé la Maison-Blanche. En décembre, celui qui n’était encore que candidat à la présidence des États-Unis avait menacé de renouer les relations diplomatiques avec Taïwan.

… et a joué avec le feu avec Poutine

Lors de son premier entretien téléphonique en janvier avec Vladimir Poutine, Donald Trump a estimé que le traité New Start qui plafonne le nombre de têtes nucléaires des États-Unis et de la Russie était un mauvais accord pour les Américains. Cet échange a été rapporté le 9 février par Reuters qui cite des responsables américains.

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Selon l’agence de presse américaine, quand le président russe a évoqué la possibilité de proroger le traité New Start conclu en 2010, Donald Trump a marqué un temps d’arrêt pour demander, en aparté, à ses collaborateurs  de quel traité il s’agissait. Le président Trump a ensuite répondu à Poutine que ce traité était l’un des mauvais accords négociés sous l’administration Obama, estimant que New Start favorisait la Russie, ont ajouté ces responsables. Lors de ses auditions de confirmation devant le Sénat, Rex Tillerson, le nouveau secrétaire d’État, a pourtant rassuré en précisant qu’il était favorable au traité New Start.

L’épineuse question d’Israël

C’est sa déclaration la plus explicite sur le sujet depuis son investiture. Dans une interview accordée le 10 janvier au journal Israel Hayom, Donald Trump dit ne pas croire que le développement des colonies israéliennes soit « bon pour la paix« .  « Les terres restantes sont limitées, et il en reste moins à chaque fois qu’on prend des terres pour les colonies« , a dit Donald Trump quelques jours avant de recevoir le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Pourtant, Meïr Turjeman, président de la commission de la construction et de planification de la municipalité de Jérusalem, avait estimé que « les règles du jeu [avaient] changé avec l’arrivée au pouvoir de Donald Trump ». « Nous n’avons plus les mains liées comme du temps de Barack Obama », s’était-il félicité le 22 janvier, alors que l’ancien président démocrate faisait pression pour geler la construction.

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(Avec agences)
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