Le PAM veut abroger les retraites des parlementaires

Dans un communiqué publié le 1er février, le parti du tracteur qualifie les pensions de retraite versées aux députés après leur mandat de "rente".

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Après avoir appelé ses parlementaires à renoncer aux indemnités perçues durant la période d’inactivité de la Chambre des représentants, le PAM s’attaque aux retraites parlementaires. « Le bureau [politique, ndlr] a insisté sur la nécessité, de revoir la retraite des parlementaires qu’il considère comme une rente« , indique un communiqué publié le 1er février après une réunion de l’organe exécutif du parti au tracteur.

Le FGD et le PAM en fers de lance

La formation dirigée par Ilyas El Omari assure même que son groupe parlementaire à la Chambre des conseillers a préparé une proposition de loi, relative à ces retraites. Le texte sera présenté « prochainement au parlement« .  Sur sa page Facebook, la députée Ibtissam Azzaoui a appelé à la suppression des retraites parlementaires qui, selon elle, ne sont plus admissibles « dans le Maroc d’aujourd’hui« . L’élue a également appelé à la suppression de la retraite des ministres.

La FGD, par la voix d’Omar Balafrej, a également appelé à l’abrogation des retraites parlementaires. « Cela figurait dans notre programme où nous nous sommes engagés à ne pas prendre notre retraite des parlementaires« , rappelle le représentant de la circonscription Rabat-Océan. L’ancien président du mouvement Clarté-Ambition-Courage (CAC) appelle également à la suppression de la retraite des ministres. « Comment peut-on toucher une retraite à 40 000 dirhams alors qu’on a été  ministre qu’un an?« , déplore l’élu.

« Surenchère »

Pour Nourredine Mediane, le PAM fait de la « surenchère politique ». Le président du groupe parlementaire de l’Istiqlal est même « sûr et certain que cette loi ne sera pas déposée » par le parti au tracteur.  L’élu propose néanmoins une alternative à savoir le versement d’une pension lorsqu’un élu « atteint environ 360 ans ».  Le représentant du parti de la balance appelle également à la hausse de la cotisation parlementaire actuellement fixée à 3 200 dirhams mensuels selon lui. Le responsable de l’Istiqlal estime également que le versement d’une retraite doit faire l’objet d’un examen au cas par cas en fonction de la situation socio-économique des élus.

Contacté par Telquel.ma, pour exprimer la position de sa formation sur cette question l’élu PJD et président de la Commission des Affaires étrangères, Mohamed Yatim,  a balayé la question d’un revers de main. « Je ne réponds pas à ces questions. Je réponds seulement à celles  qui m’intéressent » s’est contenté de déclarer l’élu.

Pension de retraite et revenus complémentaires

Pour rappel, les parlementaires touchent « une pension de retraite » à la fin de leur mandat. Les élus doivent siéger au moins deux ans à l’hémicycle afin de percevoir ce revenu. Le montant de cette pension comprend 1 000 dirhams pour chaque année passée au parlement. Le plafond de cette pension est de 20 000 dirhams mensuels.

Les ministres, eux, perçoivent un  « revenu complémentaire » dès la fin de leur mandat, quelle que soit la durée de celui-ci. Ce revenu doit leur permettre de recevoir un montant mensuel de 35 000 dirhams et doit être réclamé par les ministres au Chef du gouvernement. En cas de décès d’un ministre, la moitié de son revenu complémentaire est reversé à sa veuve ainsi qu’à ses héritiers.

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