Le Maroc a notifié l’UA et ses États membres qu’il avait ratifié l’Acte de Lomé

 La Commission de l’Union africaine et ses États membres sont désormais formellement au courant que le Parlement marocain a ratifié l’Acte constitutif de l’UA.

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Les chefs d'Etats africains membres de l'UA, au 27e sommet de la Conférence, à Kigali en juillet 2016. Crédit: AFP

Le Maroc a notifié la Commission de l’Union africaine et ses États membres qu’il avait ratifié l’Acte de Lomé, constitutif de l’Union, confirme une source proche du dossier à Telquel.ma. C’est dans un premier temps le chef du Polisario Brahim Ghali qui l’a indiqué le 23 janvier à Alger, au terme d’un entretien avec le Premier ministre algérien : « Nous avons pris acte de la ratification par le régime marocain de l’Acte constitutif de l’Union africaine, » a-t-il déclaré dans un communiqué relayé par l’agence algérienne de presse APS.

Cette notification est l’une des ultimes étapes juridiques avant l’admission du Maroc au sein de l’UA. En apparence anodine, cette procédure permet en fait au Maroc de blinder son dossier, et de ne pas prêter le flanc à ses opposants de moins en moins nombreux qui cherchent à s’engouffrer dans la moindre des failles. En effet, l’admissibilité politique du Maroc devrait être confirmée par un vote de la Conférence de l’UA réunie pour son 28e sommet à Addis Abeba les 30 et 31 janvier. Ce devrait être une formalité. Devant le Parlement, le ministre des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar a assuré que le Maroc comptait 40 soutiens au sein de l’UA, quand seulement 28 sont nécessaires.

L’admission, quant à elle, se joue aussi sur des détails juridiques et sera finalisée par une cérémonie de remise des instruments de ratification. À l’issue, le drapeau du Maroc pourra être hissé au siège de l’UA en Éthiopie.

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