La Banque mondiale à la rescousse de la Caisse marocaine de retraite

Le Maroc a sollicité l'aide de la Banque mondiale pour l'accompagner "financièrement et techniquement" dans la réforme du système de retraite adoptée en juillet 2016 par le parlement.

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La situation financière de la Caisse marocaine de retraite (CMR) va de mal en pis. Le déficit, évalué entre 2,5 et 3 milliards de dirhams en 2015, « passerait à 5,5 milliards, voire 6 milliards de dirhams  en 2016″ , soulignait le directeur général de la Caisse en mai 2016. Une réforme du système de retraite a depuis lors, été adoptée en juillet 2016 par le parlement. Le Maroc a décidé de faire appel à la Banque mondiale pour sa mise en oeuvre.

L’institution de Bretton Woods aura pour tâche d’ « accompagner financièrement et techniquement »  le futur gouvernement afin de « restaurer les équilibres financiers de la CMR« , et de « renforcer l’efficacité de ses modes de gestion« , rapporte le quotidien Le Matin dans son édition du 16 janvier .

L’assistance financière  de l’institution internationale devrait se concrétiser par un prêt d’un montant de 450 millions de dollars, soit près de 4,5 milliards de dirhams. Une réunion du conseil d’administration de la banque est prévue pour la fin du mois de janvier pour « l’approbation du dossier de financement » , précise le quotidien.

                Lire aussi : La Caisse marocaine de retraites plus endettée que l’État

Depuis 2014, la CMR connait des déboires financiers. En cause, les retraités affiliés au régime civil sont beaucoup plus nombreux que les fonctionnaires en activité, et vivent plus longtemps. Des données qui bouleversent donc l’équilibre de ce régime de retraite. Le défi est de taille, d’autant plus que la population marocaine est vieillissante et donc, l’augmentation du nombre de retraités est plus importante que celle du nombre de travailleurs (cotisants).

En juillet 2016, la Chambre des représentants a voté en faveur d’une série de projets de lois sur le régime des retraites prévoyant notamment un recul progressif de l’âge du départ à la retraite de 60 à 63 ans. La réforme prévoit également l’augmentation de la participation des salariés du secteur public.

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